Saint Valentin : profitons du temps comme il nous cherche
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
La course à l’IMC idéal, c’est comme la course à l’échalote, la course aux 3 « A » de Moody’s et Standard and Pools, la course au plein emploi, la course à la paix dans le monde. Bref, c’est la course à l’utopie, la tentative de cloner tous les êtres humains. C’est le leurre complet.
On peut être en surpoids ou en obésité et être en bonne santé, on peut être mince et en mauvaise santé. On peut être en surpoids et connaître une belle histoire d’amour, on peut être mince et seul(e). Bref, profitons du temps comme il nous cherche. Et comme dirait Barack Obama à notre Président : « enjoy » !
A tous les Valentin, à toutes les Valentine…
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Les amoureux sont heureux, c’est leur jour… Les fleuristes aussi, tant mieux !
Grand moment de solitude pour de nombreuses autres personnes. Je ne parle pas de la solitude choisie, évidemment. Je m’intéresse aux exclus du cœur partagé. Ce ne sera pas leur jour ! Espérer être aimé et aimer, quand le monde s’empresse dans les boutiques, c’est cruel.
Cet affichage public d’une intimité exhibe encore une fois la marchandisation de tout dans notre société. Il est essentiel de la décrypter, pour un petit peu moins en souffrir.
Afficher ainsi sa vie amoureuse plonge dans un profond malaise de nombreuses personnes en mal d’amour. On peut bien évidemment être en couple et être concerné !
Comme la honte de rater sa vie sentimentale colle à la peau de ces personnes, on peut estimer qu’une manifestation « Anti St Valentin » n’est pas pour demain.
PS : S’appeler Valentin(e) et ne pas être fêté le 14 février, c’est dur. Alors, parents, attention avant de donner ce joli prénom, qui signifie vigoureux, à un enfant !
Penser à l’amour et le rêver un peu
Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute.
En cette veille de Saint Valentin, les fleuristes, chocolatiers et bijoutiers rivalisent de cadeaux à offrir pour fêter l’amour, celui qui a bercé notre enfance dans les contes de princesse endormie et de vaillant prince délivrant la prisonnière. Comment imaginer nos héros pléthoriques ?
Il y a bien la gentille marraine transformant une citrouille en carrosse, l’ogre mangeant ses enfants ou Obélix éternellement affamé. Comment ne pas garder en mémoire ces personnages peu représentatifs de l’amour, laissant dans nos inconscients des images tenaces ?


